Le secteur de la banque privée fait face à des évolutions majeures

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Le métier de gestionnaire de fortune a considérablement évolué ces dernières années avec notamment l’informatisation de la majorité des services, mais aussi, et surtout, la mise en place de l’échange automatique d’informations avec les autorités fiscales européennes.

S’il fallait une seule indication des bouleversements en cours dans le milieu de la banque privée, il suffirait d’observer la tendance à la consolidation des acteurs européens du secteur. Une consolidation par ailleurs ouvertement recommandée par les régulateurs nationaux.

Yves Stein, le directeur général de KBL, le groupe européen de banques privées, en expliquait récemment les raisons dans une interview pour La Libre :

“Aujourd’hui, les exigences des régulateurs sont tellement importantes et les investissements nécessaires en technologie sont devenus d’une telle ampleur que l’on ne peut plus envisager ce métier sans une taille critique d’au moins 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou en dépôt. Compte tenu de toutes ces exigences, il devient impensable de pouvoir fonctionner sans un staff de minimum 60 personnes”.

Exemple de cette tendance : le rapprochement en cours entre la Banque Havilland (Luxembourg) et la Banque Pasche de Genève, deux institutions européennes qui offrent leurs services de gestion de fortune à des clients prestigieux.

La Banque Havilland, qui a fait l’acquisition des succursales à l’international de l’établissement genevois, ne cache pas son ambition d’absorber entièrement la Banque Pasche, afin de mutualiser les réseaux et profiter du rayonnement international de son homologue suisse pour améliorer son accès aux marchés émergents.

On peut donc induire de cette stratégie que la multiplication des emplacements d’une banque privée renforcerait la capacité à répondre à la demande internationale, ce qui justifie donc la consolidation en marche dans le secteur.

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